À la Cellule 113 , Montage Vincent Delbushaye

Zoé. Elle est seule au piano

SYMPHO-STUDIO
Johannes VandeVoorde ©

Enfin ! Pas vraiment seule : il y a une pédale de loop, qu’elle actionne rageusement pour surmultiplier sa voix, quelques séquences musicales qu’elle injecte lorsqu’il faut absolument qu’elle se lève pour invectiver, danser, faire le pitre, ne plus penser à rien, et des ambiances électroniques qui enveloppent la scène comme une bulle. Elle est dans sa bulle : une quinzaine de chansons, la plupart toutes fraîches, quelques textes dits sans ambages. Elle a beaucoup d’humour, un peu d’emphase au second degré, elle est toujours blonde et c’est la merde, elle a avalé trop de cachets. Elle voit sa vie dans un prisme : il est déformant, alors c’est plus drôle. Le monde grimace, elle fait la moue. Elle pense à des choses qu’elle devrait aimer plus fort : son public, sa grand-mère, sa toute petite fille, son mec, sa télé, son pays, sa vie. Elle n’y arrive pas, pas tout le temps, c’est pour ça qu’elle rigole. La seule chose qu’elle aime vraiment fort, sous toutes les formes et sans interruption, c’est la musique. Alors elle en joue, dans tous les styles : du classique, du rock, du répétitif, de l’électronique, du contempo, du romantique, du planant, quelque chose entre Nina Hagen et Bobby Mac Ferrin, Freddy Mercury, Juliette et Charlie Winston… Elle est dans sa tête, elle peut tout faire ! Aimer toutes les musiques, c’est vivre toutes les vies. Pas juste celle-là.

Symphoniaque est un seul en scène musical et filmique. Le film d’un univers intérieur où tout est surexposé, techniquement virtuose, musicalement éclectique, vocalement sophistiqué, pas juste pour « en jeter », mais simplement parce qu’elle peut le faire et qu’elle veut se dépasser en donnant tout ce qu’elle a, tout ce qu’elle est et a été. Un spectacle total à soi tout seul.

C’est le rêve de Zoé, elle s’en octroie le droit, elle s’en donne les moyens : il y a une robe-décor, un piano préparé, des musiques libres – on l’a dit -, des ambiances cinématographiques, une présence drolatique, des textes décalés, et toutes sortes de surprises sous les sunlights.

 

Le clip « Le réveil »

Realisé par ROGER DELLATTRE

 

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Remerciements

Jean-Luc Fafchamps (composition et arrangements)
Guillaume Istace (bande son)
Daphné D’Heur (mise en scène)
Dominique Fournier (son)
Jérôme Dejean (création lumières)
Jean-François Assy (cordes)
Erwin Autrique (prises de son et mixages)
Mircéa Vassiliu (fashion design)